Non à la violence contre les femmes

Sommes nous vraiment civilisés??

Les chiffres qui prouvent le contraire :

2.000.000 de femmes par an, victimes de violence conjugale en France......
400 meurent sous les coups de leur conjoint chaque année, soit plus d'une femme par jour ...

«L'élimination de toute forme de violence dont la violence domestique est une necessité absolue»

Aux femmes victimes de la violence :  

Brisez le mur du silence qui entoure la violence domestique !

N'acceptez pas la violence !

De l'aide existe, renseignez-vous!

Composez le 3919

Programme en 14 points pour la prévention de la violence domestique

La violence contre les femmes dans la famille également appelée violence domestique est une violation fondamentale des droits humains.

C’est une réalité quotidienne etobsédante pour certaines femmes, dans tous les pays du monde.

Elle a des conséquences terribles sur la santé des femmes, leur activité, le bonheur de leur famille.

 

Amnesty International demande à tous les gouvernements de mettre enoeuvre ce Programme en 14 points pour la prévention de la violence domestique. Ils doivent prendre immédiatement des mesures face à la violencedomestique, pour éviter que les cas ne se multiplient et progresser vers sonélimination totale. Amnesty International invite les personnes et les organisations motivées à user de leur influence pour faire en sorte que les gouvernements appliquent ce Programme. Les recommandations contenues dansle Programme en 14 points pour la prévention de la violence domestiquesont liées, et toutes ont leur importance dans l’action contre ce graveproblème. Toutes ces recommandations expriment les principes fondamentaux ci-après : 

Le but des actions menées doit être d’assurer la sécurité, la protection etl’autonomie des femmes, ainsi que leur bien-être physique, psychologique et social lorsqu’elles ont subi des mauvais traitements. 
Les politiques des gouvernements ne doivent, ni dans la pratique ni dansla loi, exercer une discrimination contre les femmes pour des raisons degenre, d’âge, d’origine ethnique, d’orientation sexuelle, d’aptitudes 
physiques ou mentales, d’appartenance sociale, de langue, de coutumes,
de convictions religieuses, d’état civil (mariage, maternité, nationalité) 
ou de lieu de résidence. 
Les gouvernements doivent coopérer avec les femmes qui ont subi desviolences et avec les organisations non gouvernementales qui ont l’expérience de la lutte contre la violence au foyer. 
Tous les gouvernements doivent : 

 

1. Condamner la violence domestique 
Les fonctionnaires et les responsables politiques à tous les niveaux, dansles instances nationales, régionales et locales, doivent condamner laviolence domestique de façon publique et cohérente en soulignant lagravité de cette pratique. Ils doivent reconnaître que la violence domestique est une violation des droits humains et n’a donc pas un caractèreprivé, mais concerne toute la société. Les autorités ne peuvent invoquer lescoutumes, les traditions ou la religion pour se dérober à leur obligationd’éliminer la violence contre les femmes. 
2. Sensibiliser l’opinion publique à la question de la violence domestique 
Dans les écoles, les universités, les lieux où se regroupent les citoyens, lesentreprises, il faut lancer de vastes campagnes de sensibilisation pourdénoncer la violence domestique, pour que les femmes visées par des actesviolents n’aient plus à souffrir de la honte, pour encourager celles qui ontsubi ces actes à exiger réparation. Il convient d’utiliser tous les moyens decommunication disponibles, y compris la presse, Internet, les conférencesou les débats. Il faut faire participer aux campagnes des personnalitéslocales, des responsables politiques municipaux, des journalistes, la sociétécivile. Toutes les informations doivent être facilement accessibles et disponibles dans les langues locales. 
3. Utiliser le système d’enseignement pour s’attaquer aux préjugés 
Il convient d’élaborer des matériels éducatifs et de les intégrer dans lesprogrammes à tous les niveaux du système d’enseignement, dans uneoptique de prévention de la violence domestique et en dénonçant les idéesqui présentent ce type de violence comme acceptable. Les enseignants, leséducateurs et tous ceux qui exercent une fonction pédagogique doiventêtre associés à l’effort pour venir à bout des préjugés et des stéréotypes quicantonnent les femmes et les fillettes dans des rôles subalternes et contribuent à la persistance de la violence au foyer. 
4. Abolir les lois discriminatoires à l’égard des femmes 
La totalité de la législation (notamment le Code pénal, le Code civil, et leslois relatives à la famille et au logement) doit être révisée et mise en conformité avec les principes des droits humains. Les lois, réglementations ouprocédures qui créent une discrimination envers les femmes ou permettent à la discrimination de persister doivent être réformées, ainsi quetoute loi facilitant ou perpétuant la violence contre les femmes. Denouvelles lois doivent être adoptées le cas échéant afin que l’égalité entrefemmes et hommes soit instaurée. 
5. Faire de la violence domestique une infraction pénale 
Toutes les formes de violence domestique doivent être traitées dans la législation et la pratique comme des violations des droits humains et des infractions pénales. Tous les actes relevant de ce type de violence doivent donnerlieu à une enquête, à des poursuites et à une peine adaptée à la gravité del’infraction, et les victimes doivent recevoir des réparations appropriées.
Quel que soit le pays où vit une femme, la plainte qu’elle dépose doit fairel’objet d’un examen attentif donnant lieu à de véritables décisions. 
6. Enquêter sur les plaintes relatives à des actes de violence domestique, poursuivre leurs auteurs.
La police doit accueillir les femmes qui souhaitent signaler des faits deviolence domestique dans un climat de sécurité et de confidentialité. Lesplaintes relatives à de tels actes doivent obligatoirement être enregistréeset faire l’objet dans les plus brefs délais d’une enquête impartiale et efficace. Lorsque les moyens de preuve recevables sont suffisants, les suspectsdoivent être poursuivis conformément aux normes internationales surl’équité des procès, sans que la peine capitale ou des châtiments corporelspuissent être requis contre eux, mais en veillant à ce que les peines prononcées soient en rapport avec la gravité des faits. Si les poursuites sont abandonnées, il faut en rendre publiques les raisons. 
7. Éliminer les obstacles qui entravent les poursuites en matière de violence domestique.
Il convient de mener des recherches sur les raisons du faible taux de signalement, de poursuites et de condamnations concernant les affaires deviolence domestique et d’agir contre les obstacles et les insuffisances queces recherches auront mis en lumière. Les procédures judiciaires et lesrègles d’administration de la preuve doivent être modifiées afin que lesfemmes ne soient pas découragées de porter plainte. Les plaignantes, lestémoins et toutes autres personnes pouvant courir des risques au cours del’enquête et des poursuites doivent bénéficier d’une protection contre l’intimidation, la coercition et les représailles. Une coopération étroite doits’établir entre la police, les autorités chargées des poursuites et les autresinstances et services au niveau local. 
8. Dispenser aux responsables concernés une formation obligatoire sur la violence domestique.
Il convient de financer et de mettre en oeuvre des programmes obligatoiresde formation destinés notamment aux policiers, au personnel judiciaire, aupersonnel médical et médico-légal, aux travailleurs sociaux, aux agents del’immigration, aux enseignants et autres personnes exerçant des responsabilités. Ces responsables doivent savoir comment repérer les cas de violencedomestique, comment garantir la sécurité des femmes ayant subi de telsactes, et enfin comment recueillir, conserver, examiner et présenter leséléments de preuve. 
9. Assurer un financement suffisant.
Un financement suffisant doit être accordé aux programmes visant à agircontre la violence domestique dans tous les secteurs, notamment le 
système judiciaire, l’éducation, les services sociaux, la santé, le logement, enmettant par exemple sur pied un Plan d’action nationale prévoyant la miseà disposition dans tout le pays d’une assistance d’un niveau égal et d’unequalité comparable. Le financement doit permettre l’application de loisprotégeant les femmes contre la violence domestique et la mise en placedes mesures nécessaires de soutien et de réadaptation pour les femmes quiont subi de telles violences. 
10. Mettre des lieux d’accueil sûrs à la disposition des femmes qui fuient la violence.
Des fonds doivent être consacrés à la création et au maintien de foyerstemporaires ou autres lieux d’accueil sûrs où les femmes seront hébergéestout en conservant leur intimité, leur autonomie personnelle et leur libertéde mouvement. Ces lieux d’accueil doivent donner aux femmes la possibilité de se rétablir physiquement et moralement et, par la suite, les aider àtrouver un logement sûr et répondant à leurs besoins. 

11. Prévoir des services à l’intention des femmes.
Il convient de financer et de créer des services destinés aux femmes quiont subi des actes de violence domestique, en coopérant éventuellementavec des organisations de la société civile, pour que ces femmes puissentavoir accès à la justice au civil comme au pénal et bénéficier, en cas debesoin, d’une aide juridique gratuite concernant le divorce, la garde desenfants et la succession. Les femmes doivent avoir accès à des services 
correctement financés qui interviennent notamment en matière de santéet d’aide psychologique. Ces services doivent être accessibles à toutes lesfemmes qui en ont besoin, sans que la langue ou la culture puisse constituer un obstacle. 
12. Réduire les risques de violence armée 
Toute arme à feu se trouvant dans une maison où un épisode de violencedomestique a été signalé doit être confisquée. Les travailleurs sociaux et lepersonnel de santé doivent faire figurer des questions sur la possessiond’armes à feu dans toutes les enquêtes démographiques ou relatives à lasanté ou aux services sociaux. 
13. Recueillir et publier des données sur la violence domestique.
La violence domestique doit apparaître clairement dans les statistiques etrapports officiels. La collecte de données qualitatives et quantitatives doitêtre normalisée et ventilée en fonction du genre et d’autres facteurs pertinents ; ces données doivent être sujettes à vérification. Tous les organesconcernés de l’État doivent recueillir et publier des données et des statistiques sur la violence domestique, et ces données, une fois mises encommun, doivent être utilisées par les responsables politiques pour élaborer des directives et des programmes efficaces afin d‘agir contre cetteforme de violence. 
14. Faire connaître leurs droits aux femmes.
Les femmes qui subissent des violences doivent pouvoir disposer d’informations concernant leurs droits et les services et aides auxquels elles ontaccès. Les postes de police, les centres de soins et divers organismes publicsdoivent diffuser des renseignements sur les droits des victimes et fairenotamment connaître les mesures de protection dont celles-ci peuventbénéficier. Tous les organismes concernés doivent formuler des lignes directrices et règles de conduite définissant étape par étape la marche à suivredans les cas de violence domestique ; il leur appartient de mettre en oeuvreces règles et de contrôler leur application. Des mesures spécifiques doiventêtre prévues si ces règles ne sont pas respectées. 
Vous retrouverez ce Programme en 14 points et d’autres informations sur :