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Résumé
de l'expédition
Tout
d'abord les hommes, Jean-Luc
Alirand, Jean-Paul Berthet, François Gomariz, Erick Meyer
et leurs mobylettes sont arrivés au bout de cet
incroyable périple à force de courage et de ténacité
et ceci malgré les pannes journalières de leurs
étonnantes montures. Il
était prévu de faire 3103 km d'après VIA Michelin, la
réalité de la route, les erreurs humaines et de "Madame Simone Tavernier"
notre GPS, a fait que
nous avons roulé 3600 km. Je
ne vous parlerais pas des petits
incidents journaliers sur les
mobs, à part ceux qui ont été les plus marquants. Départ
samedi 7 août devant la mairie de la Tour en Jarez à 6h30
Première
étape :
Cette
première étape était la plus longue prévue et elle le
fut de 80 km supplémentaires, merci à "Simone Tavernier" qui
préfère tourner à gauche et nous faire passer par les
montagnes du Jura. Malheureusement pour Jean-Luc notre
mécanicien sa mob ne connaîtra pas la Suisse, il changea
de monture et prit celle amenée en secours par Tatane.
Passage de la frontière Suisse sans problème malgré les
angoisses d'Erick. Après cette longue journée nous
sommes pressés de manger et de boire nos premières
"GLUTS" (bières d'un demi-litre), en sachant
que le matin nous serons réveillés à 6 heures par une fanfare
pour la fête de la jeunesse. Aventicum
(Avenches) était la capitale helvétique romaine, plus
important site archéologique de Suisse. Située sur la
colline, la vieille ville est une cité médiévale, au
bas de la ville le lac de Morat. Deuxième
étape :
Départ
sous la pluie, frontière Suisse,
court passage par l'Autriche,
puis c'est l'Allemagne,
un
gros embouteillage nous séparent des mobs qui prennent de
l'avance et que nous retrouvons sous une pluie
torrentielle, arrivée à Lindau très tard, loin du centre nous avons eu beaucoup de
difficultés pour trouver un restaurant, François et
Jean-Luc ont préféré rejoindre leurs lits. De cette
étape aucun d'entre nous n'a fait de photo de l'auberge
de jeunesse. Un bon
petit déjeuner et en route pour Regensburg
il ne pleut plus. Lindau
est en Bavière, la vieille ville se trouve sur une île
du même nom, située sur le lac de Constance. Troisième
étape :
Galère
pour sortir de Lindau, puis nous avons retrouvé le bon
chemin au travers de la magnifique campagne Bavaroise, des
fermes superbes, des champs de houblon à perte de vue,
Erick est aux anges. Arrivée à Rastibonne (Regensburg
en Français) quatrième ville du Land de Bavière,
traversée par le Danube. Une énorme bâtisse nous
attend, c'est notre auberge, nous
nous installons et en avant pour le centre de la vieille
ville pour un repas bien mérité (petite discussion sur
la direction à prendre, c'est François qui a raison). Une
bonne nuit et un petit déj de qualité, Paulo et
son boy Jean-Luc sortant de l'auberge, une photo de l'équipe,
l'aventure continue. Quatrième
étape :
Sortie
difficile, heureusement notre direction est où
le soleil
se lève, nous retrouvons le parcours initialement prévu,
en route vers la République
Tchèque, passage symbolique de
l'ex
frontière, casse croûte
en Tchéquie, nous contournons Plzen (Pilsen) ville des
bières Pils
(aussi
appelée Pilsener, Pilsen ou Pilsner) et des automobiles
Skoda. Grave incident sur l'engin d'Erick, les
spécialistes pensent à un serrage moteur, intervention
miracle de Jean-Luc et elle redémarre pour finir
l'étape. Entrée dans Prague, décidément les mobylettes
ne sont plus adaptées aux grandes villes, l'auberge de
jeunesse ou nous logeons est sympathique, mais le grand
boulevard et la canicule ne nous annoncent pas des nuits
de tout repos, tenant compte de la fatigue générale,
repas pris naturellement dans une brasserie "Pilsner"
à côté de notre hébergement. Mercredi
matin 11/08 mécanique, démontage du moteur d'Erick,
le moteur n'aurait pas vraiment serré mais la panne
aurait été provoquée par une vis du système de
l'embrayage qui aurait cassé, pour les autres nettoyages
des bougies, graissages divers. Mercredi
après midi visite de Prague une ville extraordinaire,
Jean-Luc et Paulo se sont fait un
nouveau pote, nous ne pouvons pas vous commenter toutes les merveilles
de cette grande cité, le mieux c' est d'aller voir par
vous même. Cinquième
étape :
Mise
en route matinale, toujours les mêmes problèmes de GPS
pour quitter les villes. Sur la bonne voie nous prenons
enfin notre petit déjeuner.
Parcours sans grosse difficulté, bien sur des petits
soucis de mob et avec "Simone Tavernier".
Arrêté par la police pour oubli de feux (à partir de
l'Allemagne nous devrons toujours rouler en code), seul
contact directe avec les gendarmeries des pays traversés. A
la vue des mobylettes le gendarme et sa très charmante
collègue nous ont bien sur laissé partir et n'en reviennent
toujours pas que l'on puisse faire un périple sur des
engins pareils. Ex
frontière
Polonaise, direction Wroclaw,
les mobs marchent bien et nous doublons dans la banlieue
de Wroclaw
une calèche que nous
verrons plus tard dans la ville. Wroclaw,
la Venise de Pologne est une très belle ville
universitaire très accueillante, nous avons eu un réel
plaisir à nous promener dans les rues de la vieille cité.
Compliment à Paulo qui nous a trouvé un bon restaurant
de spécialités Polonaises où
le service a été parfait
et assuré par une jeune serveuse sympathique parlant bien
Français. Sixième
étape :
Nous
avons décidé, fonction de l'état des routes secondaires
de ne plus suivre l'itinéraire Via Michelin vélo trop
complexe, voir même dangereux, alors nous emprunterons les
nationales plus larges et disposant d'une bande d'arrêt
d'urgence. Nous roulons sur de grandes lignes droites à
perte de vue, c'est la PUSZCA (la grande plaine Polonaise).
Notre objectif est de passer pas trop près de
Lodz (troisième ville de Pologne) et à plus de 30 kilomètres
du centre à Aleksandrow-lodzki nous sommes surpris de voir un tram.
Pour
arrivé à Lowicz, le GPS a bien trouvé la rue indiquée,
mais cela ne correspond pas à l'hôtel, alors nous avons
opté d'aller au centre de la ville pour se loger et là "Simone Tavernier"
est incapable de trouver. A force de tourner en rond,
enfin la délivrance un bel établissement avec chambre
climatisée et une hôtesse charmante.
Lowicz
capitale mondiale de la chaussette compte un peu plus de
30 000 habitants et 17 églises. Septième
étape :
Avant
de partir contrôle des réservations, Gilles
Tavernier (Tatane) constate que l'hôtel retenu, n'est
pas à Bialystok
mais à Lomza, ville située à 80 km à l'ouest de
Bialystok, nous irons coucher à Lomza.
Afin d'éviter
Varsovie (WARSZAWA) nous passons par le nord de cette
grande capitale.
Les routes
sont belles, par contre toujours cette fâcheuse tendance de
"Simone Tavernier" à vouloir nous emmener sur les autoroutes.
Finalement nous arrivons à Lomza assez tôt et sans trop
d'ennuis. Un
hôtel d'un style très soviétique nous attend, très
fatigués par l'accumulation des journées et la ville ne
présentant pas un caractère touristique remarquable, nous décidons de
rester sur place pour l'apéritif et le souper. Grosse surprise, dans une
salle se prépare un mariage, nous ne savions pas
encore que nous serions pendant quelques instants avec les invités
de cette
belle cérémonie. Ce
fut une très bonne soirée de détente et de
convivialité ou nous avons apprécié la vodka
Zubrowka (fabriqué
à Bialystok).
Huitième
étape :
Réveil
matinal un peu difficile, l'hôtel nous a gentiment préparé des bag's pour
notre petit déjeuner. les villages traversés nous
offrent à chaque fois le même spectacle des églises
pleines ou les fidèles
suivent l'office sur le parvis. Les
routes sont droites et la navigation pas trop
complexe, ils roulent à un bon rythme,
le parcours sera le suivant, Grajewo, Augustow, Suwalki,
passage de l'ex
frontière à Budzisko,
puis Marijampol direction Kaunas François
connaît des petits soucis de chaîne, il finira l'étape
un peu inquiet, pendant ce temps Jean-Luc et Erick s'entraident. Nous
entrons dans la région de Kauno ou vous pouvez voir 2
beaux spécimens (it's a jock). Kaunas la location
prévue située dans quartier un peu spécial ne convient
pas, personne n'est la pour accueillir, aussi nous optons à l'unanimité de changer
de résidence et voir
avec l'office de tourisme, et c'est reparti avec "
Simone Tavernier" et finalement à l'ancienne
nous trouvons enfin notre "hôtel"
grand luxe (Site de
l'hôtel). Kaunas deuxième ville de Lituanie avec plus
de 350 000 habitants est très agréable avec sa longue avenue
piétonne, ou Paulo et Tatane se sont faits une
nouvelle amie. Un bon restaurant
et dodo. Monuments à voir, l'hôtel de ville baroque
et la maison Perkunas de style gothique, de nombreux
musées et de nombreuses églises classées. Neuvième
étape :
Un
excellent petit déjeuner, un parcours fait de lignes
droites impressionnantes
nous attend et pour commencer autoroutes pour tout le
monde, petites tensions dans le groupe, retour et un
compromis est accepté pour quelques kilomètres, le bon
trajet est trouvé. A
la recherche d'un emplacement près de Blrzai pour notre pause casse croûte,
nous nous engageons sur une route secondaire
Lituanienne, non ce n'est pas le Paris-Dakar.
La moyenne est bonne, nous franchissons l'ex frontière de
la Lettonie
à Germaniskis ville appréciée par Erick,
sur le bord des routes nous pouvons admirer des totems
lettoniens. Riga
énorme cité portuaire, une banlieue sans fin, aucune
erreur de GPS, notre chambre communautaire est située sur
une avenue bruyante, un orage se prépare. Direction la
vieille ville, qui vaut vraiment le déplacement, l'orage
éclate et nous nous réfugions dans un très beau et bon restaurant
et la nous avons fait là rencontre d'une vieille Dame
très digne lettonienne, qui après des années d'exil en
Belgique est venue reprendre possession des terres de son
enfance. L'orage est terminé, retour par le centre ville,
sur une grande place un orchestre jouait de la musique traditionnelle
et jeunes comme vieux dansaient au son de polka ou d'autres
danses locales. Une
dernière bière et nous allons essayer de dormir. Dixième
étape :
Courte
nuit et c'est reparti,
décidément que c'est compliqué de sortir des grandes
villes, nous y sommes bientôt nous verrons la Baltique,
mais avant toute chose il nous faut prendre notre petit
déjeuner, nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir le
faire dans un centre
de vacances au bord d'un lac, bon et copieux pour un
prix modeste. Nous longeons la Baltique en l'apercevant
rarement cachée par des arbres et une lande impénétrable.
Passage de l'ex frontière
à Ikla, enfin nous touchons la plage mais pour la
baignade il faudra revenir. Halte pour le casse croûte
Erick est fatigué,
la route nous appelle toujours tout droit, les kilomètres
passent mais Erick a besoin de repos il s'endort au guidon
et à environ 30 kilomètres de l'arrivée il cède sa
place à Tatane qui se fait une joie de le remplacer,
d'ailleurs heureusement qu'Erick était à coté de moi,
il a vu le panneau de l'hôtel (située à 20 km au nord
de Pärnu)
et nous a permis d'arriver
plus tôt.
Sûrement un des endroits le pus beau du
parcours, idyllique pour passer des vacances au calme, un accueil
de grande qualité, je ne résiste pas à l'idée de vous
donner le lien du site "LINNAMEHE".
Nous n'avons plus envie de bouger, le repas sera pris sur
place, par contre à 18 heures mais l'appétit est venu en
mangeant des produits frais du jardin et un succulent rôti
de porc. Ensuite soirée coinche et sûr de passer une
bonne nuit nous nous sommes couchés tôt. Onzième
étape :
Solide
collation et en avant l'étape sera plus longue de 90 km
que prévu, la réservation pour Narva-Jôsesuu a été
faite par notre hôte afin de nous permettre de nous
rapprocher de Saint Petersbourg et nous allons constater le
lendemain qu'il avait amplement raison. Tout va bien pour
les mobs, bon revêtement, temps frais elles avancent sur
une bonne moyenne. Le Trafic prend un peu d'avance pour
acheter les provisions et assurer le ravitaillement des
hommes, nous trouvons un super marché bien achalandé, ce
qui va permettre à Tatane d'assurer la présentation des entrées
et du dessert.
Le
chemin est encore long et c'est la que le vaillant coursier
de Paulo se montre récalcitrant, arrêté dans un improbable
endroit de la
campagne de L'Estonie. Grosse
panne, après de nombreux essais infructueux de
réglages de vis platinée, François propose de changer
le condensateur (Paulo conseille un condensateur
à
eau de mer*), ne disposant pas de modèle
Motobécane, un Peugeot sera monté et miracle ça marche.
Le temps passe vite et après encore bien d'autres péripéties
nous arrivons devant un hôtel balnéaire au look
suranné, de la plage devant l'hôtel nous apercevons la frontière
Russe. Repas pris sur place et bonne nuit à tous.
Nota
*: le condensateur à eau de mer est une invention
"Berthienne".
Douzième
étape :
C'est
la der des ders,
d'attaque pour une journée d'enfer. Nous arrivons
rapidement au poste frontière, on nous demande d'aller
récupérer un document pour le Trafic, demi-tour 5 km un
immense parking plein de voitures et camions, 2€ pour un
papier (payé 5€ pas de monnaie), angoisse mais nous
passons devant tout le monde. Première
attente, les mobs passent par la gauche, la camionnette à
droite avec les poids lourds. Premier contact avec les
Russes, pas terrible, un douanier désagréable à la
limite de la correction, nous patientons à la pesée, Anton
un jeune Estonien parlant bien anglais avec lequel nous
avons sympathisé, négocie avec un responsable notre
passage. Nous pensons que cela ira vite, grosse
déception, encore 5 heures à patienter et nous nous
demandons toujours pourquoi.
Côté
mobylettes au bout de 2 heures ils sont passés, peu de
temps après SMS de Jean-Luc "En panne besoin des
outils". Deux heures après le SMS, la voie est libre. Avec une
réparation de fortune devant ils étaient repartis, enfin
nous les rattrapons, arrêt pour intervenir encore une
fois sur l'engin de Paulo, c'est le moyeu
de la roue arrière qui a grippé.
En
route pour Saint Petersbourg, bonne impression sur la
route qui fut de courte durée, après environ 5 km d'une
chaussée agréable c'est une catastrophe, des bosses, des
trous, il faut être un vrai pilote pour rouler sur ce
genre de surface. Nous approchons de la banlieue,
la circulation est de plus en plus dense, les Russes roulent
comme des assommés, la police est présente tous les 5
km. Victoire,
le panneau Saint
Petersbourg, nous avons encore 47 km
à faire pour le centre ville et notre hôtel situé sur
Nevski propeski (les Champs
Élysée de Saint Petersbourg). Il
est 21 heures, parking de l'hôtel, nous chargeons le
véhicule pour le retour plein à craquer. Une douche,
direction le restaurant le plus proche de l'hôtel, c'est
un "Paulaner"
pas original, sans surprise mais bon. Vite au dodo, la
grande ville nous attend demain. Grandiose,
de larges avenues, des monuments superbes, la Neva et tous
ses canaux, c'est impressionnant et splendide, posant
devant l'Hermitage, Paulo, Gilles, Erick, Jean-Luc et
François. Merci
à Jean Paul Berthet de nous avoir fait connaître le Grand
Hôtel de l'Europe où
notre soirée a été des plus agréables, un repas de
grande classe dans un lieu magique, la qualité du service, de la vaisselle, des
plats dignes des Tsars
que nous sommes (it's a
jock),
dans une très belle ambiance. Comme pour Prague je vous conseille de
venir voir cette immense mégalopole. De
cette aventure nous ne garderons que les bons moments qui
furent nombreux. La beauté des pays, des villes traversées, des filles de l'Est qui resteront gravées dans nos
mémoires. Et
pourquoi pas d'ici quelques temps repartir pour un nouveau
défi.
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